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Prochains évènements où vous pourrez me trouver

Parce qu’une rencontre physique est toujours intéressante, voici quelques évènements où vous pourrez me rencontrer :

27 février – Nantes – Gratuit – Atelier mesure de la consommation des logiciels Cantine numérique Nantaise

8 mars – Lannion – Gratuit – Conférence TIC & DD Phoenix 2012

13 mars – Rennes –  Gratuit – Forum Grafotec Granit Green IT

29 mars – Rennes – Payant – Vesperale Granit Data centers

7 juin – Paris – Payant – Formation Orsys / Efficience Énergétique du SI

21 et 22 juin – Paris – Payant – Formation Orsys / Green IT, administration des postes de travail Windows

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Catégorie : Uncategorized

Le premier manuel pour rendre le logiciel plus respectueux de l’environnement.

Je suis heureux de vous présenter mon deuxième livre en exclusivité ! Ce livre est co-écrit avec le Green Code Lab.

Ce livre s’adresse à toute personne qui s’intéresse à l’éco-conception des logiciels. Il aborde ce sujet avec toujours en tête les trois piliers du développement durable : économie, social et environnement. La première partie aborde les problématiques générales et la deuxième traite de l’éco-conception appliquée à des technologies et des domaines spécifiques.

Ce livre est un travail collaboratif et évolutif. Collaboratif car il est issu de la réflexion de plusieurs auteurs issus de différents domaines : green IT, développement logiciel, qualité logicielle, éco-conception, etc. Le principe d’évolutivité permet de fournir un livre toujours d’actualité et prenant en compte les travaux actuels de l’éco-conception. Par ce fonctionnement, nous souhaitons offrir aux développeurs  et responsables de projet un manuel le plus complet et le plus pratique possible.

Pourquoi l’éco-conception des logiciels ?

L’empreinte écologique des équipements informatiques se concentre lors de leur fabrication et leur fin de vie. La fabrication d’un ordinateur émet par  exemple 70 à 100 fois plus de CO2 qu’un an d’utilisation en France (source : GreenIT.fr, 2011). Le geste essentiel du Green IT consiste donc à allonger la durée d’utilisation des équipements.

Au-delà d’une durée de garantie trop courte, la couche logicielle est le principal facteur d’obsolescence des équipements informatiques. En effet, la puissance nécessaire pour exécuter un logiciel double d’une version sur l’autre. Si bien qu’en 25 ans, la durée moyenne d’utilisation d’un ordinateur a été divisée par 3, passant de 10 à 3 ans (source : GreenIT.fr, 2011).

Réduire les besoins en ressources matérielles (cycles CPU, mémoire vive,  etc.) des logiciels est incontournable pour réduire leur consommation électrique (et donc les émissions de CO2 liées) et allonger la durée de vie active des équipements informatiques (qui concentrent les nuisances environnementales).

Où l’acheter ?

Le livre est disponible sur lulu.com version numérique Support independent publishing: Buy this book on Lulu. et version papier Support independent publishing: Buy this book on Lulu.

 

Fiche produit

Date de sortie : 10 janvier 2012

ISBN : 979-10-90941-00-7

Prix TTC : 18 € (imprimé) et 8 € (numérique)

Nombre de pages : 300 pages

Editeur : Auto édition

Plus d’information sur le site du greeencodelab.fr

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Catégorie : Politique SI

Comment calculer le vrai coût de possession (TCO) d’un poste de travail ?

Article initialement paru sur greenit.fr

Temps de la manipulation :  Plusieurs heures

Niveau : Elevé

Gain énergétique et environnemental : Très important

Cout : Uniquement du temps

 

Quel est le coût réel d’un poste de travail ?

Les bénéfices des bonnes pratiques green it sont souvent limitées à la réduction de la facture et à « une bonne conscience environnementale ». Résultat, passer le pas pour des pratiques plus green se fait difficilement. Mais si l’on calcule les bénéfices des axes de la green it sur le coût global du matériel, on peut être surpris des gains potentiels. Malheureusement, le calcul du coût total de possession ou Total Cost of Ownership (TCO), quand il est fait ne prend pas en compte tous les paramètres, comme par exemple les coûts cachés de réinstallation d’un PC. Car quand on prend tous les paramètres, le coût d’un poste de travail peut être très important. De plus, certaines sociétés utilisent les données du service comptable avec des amortissements de matériel 3 ou 5 ans pour calculer ce coût, ce qui fausse totalement la réalité du coût d’une machine.

Certaines études permettent d’avoir une bonne notion de l’importance du TCO. Le cabinet Gartner, père du TCO, a calculé un TCO pouvant aller jusqu’à 12 000 euros pour un PC avec Windows par an. Le cabinet IDC lui évalue le TCO annuel d’un client léger entre 2500 à 3100 euros. Citrix a évalué le TCO à 54 000 euros sur 5 ans. Pour notion, cela fait dans une gestion « normale » d’une insfrasture « classique », un TCO d’environ 10 000 par an.

Comment mesurer le TCO

Voici un exemple de méthologie pour calculer le TCO de votre infrastucture.

  • La méthodologie initiée par Gartner identifie 4 catégories de TCO
    Les frais de gestion : Par exemple les frais généraux
    Le coût du matériel et des logiciels : Le PC, les upgrades….
    Les frais de fonctionnement : Support technique, déploiement
    Le coût des arrêts et des défaillances, qu’ils soient planifiés ou non

Le classement en 4 catégories permet de balayer tous les frais directs ou indirects qui sont nécessaires pour acquérir le poste, le rendre et le maintenir opérationnel.

Dans chaque catégorie, il faut lister les coûts. Par exemple pour les frais de fonctionnement on va lister tous les coûts nécessaires pour rendre le poste fonctionnel : Maintenance annuelle pour 1 PC, coût d’installation… Toute la difficulté est d’identifier les coûts pour une machine. En effet, il est nécessaire d’estimer la charge du service support pour chaque coût. Cette difficulté amène très souvent à passer à la trappe ces coûts lors du calcul du TCO…
Une fois tous les coûts identifiés, il faut calculer le total sur la période voulue (1 ans, 3 ans …).

Quelques coûts cachés…

Nous n’allons pas ici recalculer un TCO à partir de zéro mais identifier les apports des axes de la green IT sur ce TCO. Voici quelques items que nous listons et vous laissons faire le bilan pour votre infrastructure :

Consommation électrique

En prenant le pire cas, un PC standard allumé 200 jours par an 24 heures sur 24. On a une consommation de 200*24*60 = 288 kWh sur 1 an soit 30 euros.On ne peut pas dire que la facture d’électricité soit une part importante du TCO. Mais cela ne veut pas dire que les gains apportés par l’économie d’énergie sont négligeables!

Cout d’installation

C’est le coût de mise en place d’un poste qui est souvent négligée. Ce coût ne se résume pas uniquement au coût d’installation d’un poste par le service informatique (généralement 1 journée pour un poste). Les coûts cachés sont nombreux :

  • Coût administratif de la commande et de la réception du matériel : devis, facture…
  • Côut de sauvegarde et de transfert des données de l’ancien PC vers le nouveau
    Indisponibilité de l’outil de travail : lors du transfert et de l’installation du poste il est courant que l’utilisateur ne puisse pas travailler. Cela crée un coût d’improduction
  • Prise en main du poste par l’utilisateur : la mise en place d’un nouveau poste est souvent suivi pour l’utilisateur d’une phase de personnalisation, de réinstallation de données et logiciel personnel… et cette phase peut être non négligeable.

Ainsi le coût d’acquisition peut vite tripler et passer de 2 000 à 6 000 euros.

Côut de mise à disposition

Même si les constructeurs reprennent obligatoirement le matériel (DEEE ), les coûts cachés de la mise à disposition peuvent aussi vite monter :

  • Côut de prise en charge : l’envoi du matériel chez le constructeur est à votre charge. Si vous le faits via un prestataire, il y aura aussi un coût
  • Côut administratif : Inventaire, envoi…
  • Nettoyage des données : Si vous ne souhaitez pas laisser des données confidentielles aller dans la nature, il va falloir nettoyer via des logiciels ou un prestataire vos données
Côut logiciel

Lors du changement d’un PC, la récupération des licences n’est pas simple. Le modèle économique du monde logiciel et technique du monde logiciel n’est pas forcément durable. Lors du transfert d’une licence d’un PC à un autre, si la version que vous aviez n’est plus maintenu par l’éditeur vous devrez racheter une nouvelle licence. De plus, les postes sont souvent livrées avec un système d’exploitation, et compte tenu de l’évolutions rapides des OS, il est probable que ce ne soit pas l’OS que vous connaissiez. Deux solutions: il faut réinstaller l’ancien OS (Côut d’installation), soit gérer la montée en version de cet OS (racheter des licences de logiciels compatibles avec l’OS, vérifier les non-régressions…)
De même le changement de PC est souvent synonyme de changement de processeur. C’est un risque pour certains logiciels et certains périphériques.

Compte tenu que les postes sont renouvellés tous les 2 à 3 ans, pour avoir le TCO sur 5 ans, il faut multiplier ces coûts par deux. Le renouvellement à un coût qui peut ainsi être le tiers du TCOsur 5 ans.
Si l’on calcule le TCO d’un poste qui sera maintenu opérationnel sur 5 ans (par une bonne maintenance et des actions préventives (Voir bonnes pratiques), on gagnera énormément sur le TCO.

Virtualisation et cloud

La virtualisation et le cloud sont des solutions potentielles pour baisser ce TCO. Mais là, attention, car les coûts cachés sont nombreux. Et si on ne les prend pas en compte dans le TCO, les conclusions peuvent être faussées.

En coûts cachés on peut noter :

  • Explosion anarchique des machines virtuelles (coût de stockage, coût de maintenance…)
  • Coûts encore plus important que pour un poste si on renouvelle régulièrement les serveurs.
  • Coût de maintien opérationnel des serveurs
  • Frais de recherche et de suivi du prestataire
  • Coûts des postes si on ne passe pas avec des clients légers.
Conclusion

Le TCO est une métrique financière, il ne prend donc en compte que les aspects économiques. Tous les aspects de qualité de service, les gains environnementaux… ne sont pas pris en compte. Cependant C’est une métrique qu’il ne faut pas négliger lors de la prise de décision des actions green it. On verra avec le TCO qu’acheter une nouvelle station qui consomme deux fois moins d’énergie augmentera de façon importante le coût total.
Mais la grande leçon que donne le TCO, c’est que le prolongement de la durée de vie du matériel est un levier important pour diminuer le coût total de possession. Cela tombe bien car l’impact environnemental le plus important, ce n’est pas l’utilisation mais la fabrication du matériel.

 

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Catégorie : Centre de données

Data centers : Gagner 1 MW en diminuant la vitesse des disques durs par 2

Article initialement paru sur greenit.fr

Une proposition du projet OpenCompute http://www.greenit.fr/article/bonnes-pratiques/open-compute-tous-les-secrets-du-datacenter-de-facebook-3597de Facebook propose une évolution de la gestion des disques durs pour diminuer la consommation jusqu’à un MégaWatt des centre de données.

Cette proposition est issue du constat que de nombreux disques durs des centres de données hébergent des tera de données qui ne sont que rarement utilisées. Ce stockage « froid » (cold storage) implique que les serveurs soient aussi froids. Cependant les disques doivent toujours fonctionner à pleine vitesse. En effet, l’arrêt puis le redémarrage (spin up) des disques serait trop long et amènerait un délais non acceptable pour l’utilisateur (jusqu’à 30 secondes).

OpenCompute propose de réduire la vitesse des disques par deux pour gagner jusqu’à 5W parHDD. La bande passante serait cependant réduite mais serait acceptable dans la plupart des cas d’utilisation. Une latence inférieure à 100 ms serait non visible pour l’utilisateur.

Compte tenu du nombre important de tel stockage dans les centres de données, le projet estime que les gains seraient significatifs.

Les disques durs ne sont cependant pas conçus pour ce fonctionnement. L’implémentation de ces deux modes de fonctionnement avec un temps de passage maximum entre les deux mode inférieur à 15 s permettrait ce fonctionnement. Il ne suffirait ensuite plus qu’un algorithme décide quand passer d’un stockage chaud à un stockage froid.

Source : http://opencompute.org/2011/08/18/saving-data-center-power-by-reducing-hdd-spin-speed/

 

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Catégorie : Développement

Le Green Code Lab est né !

Le domaine du logiciel, par sa nouveauté, son immatérialité et son manque de maturité, néglige trop cet impact environnemental. Pourtant les marges de manoeuvres sont importantes.

Le groupe Green Code Lab a pour objectif de faire avancer les pratiques pour un développement plus durable et plus responsable. Green Code Lab travaille donc pour initier des bonnes pratiques en termes de développement logiciel durable et de les généraliser par l’alimentation d’un référentiel. Ce groupe est composé d’expert du développement durable, de la green it et développeurs issus de différents milieux (.Net, java, embarqué, web…).

Green Code Lab est organisé autour d’un code lab virtuel où des expérimentations peuvent être faites autour des green patterns. Un référentiel capitalisé est de plus maintenu par le groupe. Cet esprit est renforcé par des événements physiques réguliers : Évènement annuel national et événement locaux (Séances de codage tels les dojo coding, formation…).

La clé de la réussite pour Green Code Lab est de mêler les codes issus de plusieurs mondes : 2.0, Libre, durable. L’esprit exploratoire, physique et local est donc un facteur différenciant pour Le groupe. Green Code Lab s’inscrit dans un esprit collaboratif d’avant-garde inspiré par de multiples actions des communautés actuelles : TICA, java user group, cantines numériques, fablab, hackspaces…

Nous avons la conviction que cet esprit permettra de modifier durablement le monde du développement logiciel.

Rejoignez nous pour faire avancer le développement logiciel !

Pour suivre le groupe :

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GitHub

info@greencodelab.com

info@greencodelab.fr

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Catégorie : Centre de données

Internet : Voyage d’un message à travers un nuage pas si vert que cela

Article paru initialement sur greenit.fr le 03/06/2011

Quel est l’impact environnemental d’internet ? La complexité du réseau, les nombreux acteurs… font qu’il est difficile de clairement donner une réponse. Et les débats en sont faussés. Nous avons regardé la problématique de l’internet côté PC, analysé l’impact d’une recherche Google (Article green IT)… Mais dans tous les cas, nous sommes obligés de faire des hypothèses, de réduire l’analyse à certains cas d’utilisation. Pourquoi ? Ce n’est pas pour rien que l’on appelle internet le nuage, et que l’on utilise plus le terme la toile. On sait d’où le message part et où il arrive, mais on ne sait pas comment il y arrive !

Alors, pour mieux comprendre, voici l’histoire du voyage d’une requête vers un site internet !

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Catégorie : Développement

BreizhCamp : Green-IT, que peuvent faire les développeurs ?

C’est quoi

Le breizhcamp est une journée conférence organisée par les communautés techniques de Rennes java, html5, php…
Nous nous retrouverons dans les locaux de l’ISTIC autour de sujets d’actualité pour comparer nos technologies, outils et méthodes de développement,élargir nos horizons progresser ensemble.

Et la green it dans tout cela ?

Une session organisée par greenit.fr traitera du sujet « Green-IT, que peuvent faire les développeurs ? »

La Green IT, uniquement du buzz ? Une arme marketing ? Un problème de DSI ou de gestionnaire de data center ? Dans tous les cas, les développeurs détiennent les principales clés pour maîtriser l’impact environnemental des logiciels et pour générer des économies d’énergie. Nous verrons dans cette session :

  • La green IT c’est quoi ?
  • Le logiciel, c’est numérique, donc ça ne pollue pas ! ??
  • Les bonnes pratiques à intégrer pour un développement plus « vert ».
  • Et le cloud dans tout cela ? La solution miracle pour l’environnement ?

Pour qui ?

Passionnés ou simples curieux, mais en tout cas développeur ; toutes les tendances sont les bienvenues. Les locaux de l’ISTIC nous limitent à 200 places, réservez votre place.

Quand ?

Vendredi 17 juin 2011, de 8h30 à 19h.

Comment s’inscrire?

Inscription

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Catégorie : Centre de données

Complexité de la dématérialisation et du cloud pour la Green IT

Article initialement paru sur CIO-ONLINE
(23/05/2011)

Loin du discours convenu des fournisseurs, la dématérialisation et le cloud ne sont pas forcément bons pour l’environnement. Décryptage par un spécialiste de la question.

La « digitalisation» de l’économie (Dématérialisation, virtualisation ou tout simplement cloud) est actuellement présentée comme l’arme de la green IT par de nombreux acteurs. Mais qu’en est-il exactement ? DSI, connaitre l’empreinte environnementale de ces solutions vous permettra d’utiliser les critères green IT pour le pilotage du SI en tout état de cause. Ce n’est actuellement pas le cas car la green IT est plus un argument commercial qu’un critère de pilotage.

Si l’on regarde de plus près, les gains environnementaux ne sont pas si clairs que cela. Le matériel étant la cause principale de la consommation électrique et de nombreuses sources de pollutions, s’en affranchir peut paraître séduisant. C’est ce que la dématérialisation ou le cloud promettent. Mais, en appliquant à la technologie la loi de Lavoisier, énonçant « Rien de ne perd, rien ne se crée, tout se transforme », on peut dire : « la matérialité ne disparaît pas, elle se transforme simplement ». Pour mieux comprendre l’empreinte de ces technologies, il faut se poser la question : comment la matérialité se transforme t-elle?

Le Cloud, exemple de la complexité du virtuel pour la Green IT

Le cloud, en proposant d’externaliser les applications dans le nuage, permet de supprimer un traitement qui était avant pris en compte en interne par un serveur ou par les postes de travail. Les avantages côté green IT paraissent non négligeables : On peut s’affranchir de serveur, diminuer la puissance des stations, utiliser des clients légers…

Cependant, en regardant le cycle de vie d’un processus cloud, les gains ne seront pas au rendez-vous si l’on ne respecte pas certaines pratiques. Premièrement, l’impact de la production du service dépendra grandement de l’efficacité du data center producteur. Deuxièmement, souvent négligée, le transport de l’information, aura une part non négligeable sur l’impact environnemental : Charge réseau, infrastructure nécessaire, distance entre le producteur et le consommateur… Et troisièmement, si l’on ne passe pas de client « lourds » vers des clients « légers », on ne tirera pas le bénéfice du cloud. Au final, les émissions CO² pourront être empirées avec le cloud.

Des analyses du cycle de vie nécessaires pour aider le choix

Un outil utile est disponible pour les entreprises pour analyser l’empreinte des différentes technologies, il s’agit de l’analyse du cycle de vie d’un produit ou d’un processus (ACV). Cette méthodologie permet d’évaluer d’amont en aval l’impact environnemental du produit. Cette évaluation prend en compte le produit de sa fabrication à sa fin de vie. L’analyse se base sur l’utilisation de l’énergie et des matières premières, des émissions de substances et de CO² ainsi que de nombreux autres critères. Cette analyse est réglementée par la norme ISO 14010.

Ainsi, la le choix d’une technologie plutôt qu’une autre ne sera cohérent en terme d’empreinte écologique et sociale que si une ACV est réalisée. Cependant, ces ACV ne sont pas simples à faire, car elles couvrent des systèmes complexes et sur lesquels toutes les informations ne sont pas disponibles. Les DSI doivent dans tous les cas garder en tête une chose : Le choix d’une technologie par rapport à un aspect développement durable doit prendre en compte tout son cycle de vie et pas seulement la phase d’utilisation dans la société. Réduire l’analyse au simple gain de consommation sur le SI de la société serait correcte pour une évaluation économique, mais pas pour une évaluation développement durable.

Une évaluation obligatoire des fournisseurs

Dans la lignée de l’ACV, l’évaluation des fournisseurs doit être complétée par des critères environnementaux dans le cas d’un service Cloud. Les Service Level Agreement (SLA) définissant la qualité requise par le fournisseur doivent prendre en compte de nouvelles mesures de performances. Des indicateurs Green IT comme par exemple le Power Usage Effectiveness (PUE) qui caractérise l’efficacité des data centers permet cette évaluation. On pourra aussi vérifier le respect du code de conduite européen des data centers. L’ensemble de ses critères d’évaluation permettront d’analyser clairement l’empreinte des fournisseurs du nuage.

Des effets rebonds à maîtriser

Dans ces pratiques il ne faut pas négliger l’effet rebond. Son principe est simple : il s’agit de « l’augmentation de consommation liée à la réduction des limites à l’utilisation d’une technologie ». Si l’on simplifie l’accès à une technologie alors on augmente mécaniquement son taux d’utilisation et donc son impact environnemental. Cet effet s’est ressenti ces dernières années avec l’accès à une source infinie de données avec internet : le nombre d’impressions n’a jamais été si important. L’effet rebond ne se trouve pas simplement dans les impressions, mais aussi dans d’autres domaines comme la virtualisation. Le phénomène de l’extension anarchique des machines virtuelles (Virtual Sprawl) est un fléau pour toutes les sociétés. La simplicité et la souplesse du monde virtuel qui devait apporter un gain environnemental grâce à une consolidation, tend à amener vers l’effet inverse.

Que faire pour éviter cet effet rebond ? Contrôler le déploiement des nouvelles technologies est obligatoires par des politiques et des outils. Cela permettra de juguler les mouvements d’informations non nécessaires.

Des critères concrets et prouvés plutôt que des promesses

La promesse d’une empreinte environnementale plus faible pour les technologies de dématérialisation, de virtualisation et du cloud est donc finalement à analyser. L’utilisation des critères de développement durable comme instrument de pilotage du système d’information n’est donc pas une chose simple. Sans discernement, on pourrait vite tomber dans le greenwashing (éco-blanchiment), c’est-à-dire prendre les arguments commerciaux concernant la green IT comme acquis. Ce phénomène de Greenwashing est encore plus important pour le domaine de la dématérialisation des supports papier. Une guerre ouverte entre les fournisseurs de solutions (prospectus numériques, ebook…) et l’industrie du papier fait actuellement rage en ce qui concerne l’impact de la démarche zéro papier. Bien comprendre les tenants et les aboutissants de l’empreinte des différentes solutions est la clé pour bien choisir sa propre voie.

 

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Catégorie : Matériel

Nettoyer son PC pour gagner des watts et des années

Article paru sur Green IT

Temps de la manipulation : 1 h à 4 h

Niveau : Moyen

Gain énergétique : Moyen / Gain durée de vie : Important

Cout : Aucun

Souvent négligé, le nettoyage de l’informatique est un axe d’économie d’énergie. Comme pour la voiture où il est nécessaire de changer l’huile pour améliorer l’efficacité de la carburation, le matériel informatique doit passer par un petit entretien.

Nettoyage Logiciel

Premier nettoyage, celui du logiciel. Le système d’exploitation n’est pas figé et il a tendance à « s’encrasser ». Cela peut avoir des impacts négatifs sur l’environnement :

  • Diminution de l’efficacité énergétique. Le système étant moins performant, le système consomme plus réaliser le même travail qu’avant. Si le système doit réaliser plus d’opération, il utilise plus d’instruction processeur et donc plus de ressource.
  • Augmentation des ressources matérielles. Le système d’exploitation prend de plus en plus de place : fichiers temporaires, nouveau programme… L’espace disque subit les lois de l’entropie : les données occupent l’espace libre et à un moment il faut un disque plus gros
  • Sentiment d’obsolescence. Un système encrassé amène à un ressenti de non performance globale (matériel et logiciel). Au final, cela mène généralement à un changement total de système.

Tout ceci peut paraitre négligeable mais est bien symptomatique de l’utilisation actuelle de l’informatique : Une simplicité d’utilisation et un coût faible amenant une croissance effrénée des besoins avec peu de consolidation et d’optimisation.

Quelles sont alors les bonnes pratiques pour éviter un encrassement du système.

  • Désinstaller les logiciels non nécessaires : ils occupent de l’espace disque inutilement et utilise des ressources CPU pour rien.
  • Supprimer les fichiers temporaires. Des logiciels comme Ccleaner permettent de faire le ménage
  • Supprimer les fichiers personnels inutiles ou obsolètes.
  • Défragmenter le disque dur. Les fichiers peuvent être éparpillés et divisés sur le disque dur. Nous avions débattu d’une étude de Diskeeper annonçant un gain de 12% sur l’efficacité
  • Reformater et Réinstaller le système permettra finalement de remettre le système dans son état initial.

Nettoyage matériel

Le nettoyage du matériel est souvent oublié mais il n’est pas négligeable. La poussière s’accumulant dans le matériel amène à des surchauffes et à une inefficacité. En effet, les ventilateurs doivent travailler plus pour faire circuler l’air et le refroidissement par convection et moins efficace. Une étude d’une société de nettoyage de décontamination de data centers (8 solutions) a montré un gain de 0,28 kWH par semaine sur un serveur (Source).

La surchauffe va de plus augmenter le taux de défaillance du matériel. Le nettoyage permet donc d’augmenter la durée de vie des pièces matérielles.

Pour éviter l’encrassement matériel, rien de plus simple. Il suffit d’ouvrir le PC et d’utiliser un appareil à air comprimé qui permettra de souffler la poussière. Sinon l’utilisation d’un aspirateur est aussi possible. Voir notre guide sur le dépoussiérage d’un PC.

Conclusion

L’informatique est notre outil de travail, un entretien régulier permet de le maintenir un peu plus longtemps et évite de le changer trop souvent. Le surcoût de maintenance que cela va amener sera largement récupéré dans l’efficacité du système. Et si la green it se résumait à une meilleur gestion de notre outil?

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Catégorie : Centre de données

S’il te plait Mark, éteins Facebook pendant une heure

Article paru sur greenit.fr

 

Earth Hour est un événement mondial à l’initiative du WWF où il est demandé à tous d’éteindre la lumière pendant une heure le 26 mars à 20h30 (Voir section Événements pour plus de détail).

Angie Bird, blogeuse, a lancé un appel directement à Mark Zuckerberg pour éteindre les serveurs Facebook pendant l’Earth Hour (Voir la video sur YouTube et la page Facebook). Cet appel a été relayé par de nombreux blogs et journaux. Pour l’instant Facebook n’a pas répondu mais les rumeurs vont bon train.

Pour rappel, nous avions calculé que Facebook consommait autant qu’un TGV. L’extinction de Facebook ne permettrait pas bien sur de réduire cet impact mais serait un geste symbolique. Les réseaux sociaux, cloud computing et autres services web, par les fermes de calcul qu’ils nécessitent, sont des monstres de consommation. Même si l’action de l’utilisateur peut paraître négligeable pour réduire cette consommation et que la consommation est difficilement visible par l’utilisateur, des bonnes pratiques sont toujours possibles.

Nous relayons donc l’information et demandons à Monsieur Zuckerberg d’éteindre Facebook ! Et pourquoi ne pas demander à d’autres d’entrer dans la danse ? Twitter, google… Dans tous les cas, GreenIT.fr n’utilisera pas ces services le 26 mars à 20h30.

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